12 octobre 2010


Poésie Tubulaire n°3

FABULEUSES TROUBADETTES

Il était du flan
Ces beaux enfants gnan-gnan
Ces histoires avec des fleurettes
C’est que dans les têtes.

A tous les p’tits enfs
P’tits mecs et p’tites gonzesses
Chipougnots, chipougnettes
Graines de racistes,
Tyranneaux, psychotiques,
Gueulards, dyslexiques
Caractériels, trisomiques
Blondinets, rachitiques
Rigolards, cabochards
Sang de puce, pleurnichards
Pervers polystyrène
Tête à claque.
Les chieurs, les chieuses, les chiards
Les condamnés d’avance
Tous ceux qu’ont vraiment pas d’chance
Les nés coiffés, les morveux
Les baveux, les teignes et les p’tits merdeux
Ecoutez ma chanson chouette
Les FABULEUSES TROUBADETTES


Il était du flan
Ces beaux enfants gnan-gnan
Ces histoires avec des fleurettes
C’est qu’dans les têtes.

Dans les barres et les blocs
T’entends le chant des coqs-
-tails Molotov
Su’l’coup d’six heures du soir,
Dans l’noir , tous les échos barbares
Pas de quartier, pas de quartier
De tendresse, de noblesse
Faut sauver ses fesses
Se battre pour respirer
Ou déserter très loin
Ferrailleur, franc-tireur
Aller brailler des chansons chouettes
Les FABULEUSES TROUBADETTES

Il était du flan
Ces beaux enfants gnan-gnan
Ces histoires avec des fleurettes
C’est qu’dans les têtes.

Bonjour les p’tits enfs
Les p’tites crevettes, les prématurés
Les pue-la-pisse,les parfumés
Les traîne-dehors et les cloitrées
Les sournois, les hypocrites
Les joyeux, les mal-lunés
Les prop’ sur eux, les mal fagotés
Coléreux, capricieux, les narreux et les chiécreux
Les gros mignons, ceux qu’ont toujours raison
Et ceux qui chient dans leur caleçon
Les salopards et les cruels
Ecoutez ma chanson chouette
Les FABULEUSES TROUBADETTES

04 octobre 2010




Poésie Tubulaire n°4





FERRAILLER


L’envie de se battre
Ou de faire ailleurs
Passage
De
Métal
Dissonances
La mosaïque de l’âme




Y’A COMME UN PORC BLÊME

Y’a comme un porc blême
Assis dans les chiottes
Je médite.
Moi qui voulait le désert,
Je vais récolter un désert…
Affectif…
Passable.
Et ours blessé,
Une fois de plus
Rentre
Dans sa tanière.




VALSE BANCROCHE

Valse bancroche, valse anicroche
Qu’est-ce qui cloche ou qui hoche
Qu’est pas si fastoche
Que ça, que ça, que ça,
Que ça rentre pas dans ma caboche.

Et déjà, j’ai perdu l’fil de l’étroit temps,
Où je me perds, me tempère
Puisque le temps perd amants
Et que le filament peine.
A moins que ce soit le fil de l’écart hantant
Celui qui remonte des bières et roule ses tonneaux
Pour beugler une dernière valse ou le chant
Des partisans, mais ça n’a qu’un temps…
…la cerise
Et plus tard, on raccroche…
…la valse bancroche.

La valse bancroche et ses poum-poum méritants,
Très secure et en écho la chorale improbable,
Les massacreurs des vents, les anges vulgaires
Qui pètent, rotent, équarrissent
Et sur les quais des trains,on entend :
« Y’a comme un porc blême !
Vingt ans d’arrêt ! »

Alors on compte, c’est long et c’est pas rond,
Ca prend à contre-pied ,ça feinte des corps
Mais ça y est, on peut se laisser aller au plaisir du foot et
De la télé : « ET un ! et deux ! et trois-zéro ! »
Putain ! On s’en fout des lendemains de bamboche
Puisqu’on a la valse bancroche.

Ah ! Je sais ! c’est moche , c’est moche et déroutant
Tant pis pour les valoches, les valoches ascendants
Qui vous plombent les godasses et tout ce qu’on
Encaisse de vraiment dégueulasse parce qu’on y peut rien
D’avoir tout compris.
« C’est très aimable à vous ! »
Incohérences, vestibules, patiences, tout
S’éternise et glisse sur la partoche. J’m’en fous
Je danse ….la valse bancroche

Et bordel ! Débarrassez-moi de ces accordéons qui
Puent le factice.



DON QUICHOTTE DE LA TUBULURE

Les soies rouges, bouges
Des bas, érotiques, ainsi font-elles.
Les soies rouges, bouges
Des bals, ma zizique, à bretelles.

Je saute sur mon haridelle
Et je chope mon galure
Hardi ! Sancho ! Au bordel !
La luxure ! les femelles !
Place au chevalier queutard !
Don Quichotte de la Tubulure !


Les soies rouges, bouges
Des bas ,filles publiques, ainsi font-elles.
Les soies rouges, bouges
Déballe , l’œil lubrique, à bretelles.


29 septembre 2010

La Cie Instinct Tubulaire :

La Compagnie Instinct Tubulaire a été créée le 2 octobre 2000, à Paris.

Le titre de l’association est extrait d’un livre de poésies contemporaines de Christophe Tarkos, qui sera l’impulsion du premier spectacle d’Isabelle Tasson et Dominique Braux, « Fragments d’Elytres » mêlant mouvement / marionnettes/ musique/ poésie.

Puis vient « Ferrailler » en 2001, création solo de Dominique Braux, mise en scène par Isabelle Tasson :
Spectacle musical et poétique à base de ferrailles (tambour de machine à laver, grille de four, lampe de rue…) et de mots crus (textes de D. BRAUX, CIORAN, A.VELTER).

La Compagnie Instinct Tubulaire s’installe à Amiens dès octobre 2002

En 2004, c’est « Une petite pour la marmite », un spectacle jeune public où cette fois ci Isabelle Tasson et Dominique Braux présentent côte à côte leurs deux univers qui entrent en résonances, se font échos, se nourrissent et s’enrichissent. Ils font appel à Stéphane Aladren, artiste aux sensibilités multiples (danse, théâtre, marionnettes) pour la mise en scène finale de leurs explorations. (60 représentations à l’heure actuelle) Ce spectacle est disponible en version allemande.

En 2006 la Compagnie travaille sur un nouveau spectacle tout public,
« Tous les dialogues d’amour se ressemblent »
et continue sa recherche sur des formes mêlant mouvement / marionnettes/ musique/ poésie, avec la collaboration de Haim Isaacs (Textes de Jean-Pierre Ostende, Gilbert Léautier, Jean-Paul Sartre, Luis Buñuel...).

En 2007 « Miscellanées »
Mise en route du projet d’exposition autour des thèmes de travail de la compagnie : poésie, objets sonores et marionnettes.
Cette exposition s’est déroulée du 7 au 12 mars 2008 et du 6 au 18 mars 2009 à La Verrière des Artistes à Amiens et inaugure un cycle de rendez-vous réguliers (répétitions publiques, formes improvisées) dans des lieux différents, pas forcément consacrés au spectacle.

En 2009 nouveau spectacle tout public «Les Pensionnaires», solo d’Isabelle Tasson, marionnettes et jeu d’acteur, mis en scène par Dominique Braux.
En 2010, début des « Cohortes Improbables », rencontres artistiques improvisées avec une quinzaine d’artistes de genres différents : plasticiens, musiciens, poètes, arts du mouvement. 4 évènements dans l’année.

En 2011, « LE CAS GEORGES », spectacle burlesque réalisé à partir de 3 chansons de Brassens.(commande pour l’année « Brassens »)
En 2011 spectacle jeune public « PETITS PAS» avec Isabelle Tasson et Caroline Flamant (18 mois - 5 ans), aide à la mise en scène Odile Mauviard.


En 2007, en partenariat avec le Théâtre du Coteau (27) et Gérard Marbehan, Dominique Braux crée et interprète la musique du spectacle
« Le Secret du Feu » adaptation du livre d’Hennig Mankel (conte et musique). Répétitions et création du 15 au 18 novembre 2007 à la MJC Jacques Prévert de Dieppe (6 représentations).



L’association a aidé la création des spectacles suivants :
- « APO » de Francesca Caso. Isabelle Tasson intervient comme conseillère artistique en 2002.
- « Moloch », poèmes et textes d’Allen Ginsberg en partenariat avec l’Association Oniropolis et Fabrice Charbit (2004). Mise en scène de Dominique Braux
- « Les tribulations d’une femme amoureuse » d’Hélène d’Haese. Dominique Braux intervient comme conseiller artistique et aide à la mise en scène pour le spectacle en 2005.
- « Guêtres de Pollen » de Jean-Paul Mortagne et Caroline Flamant. Isabelle Tasson intervient comme conseillère artistique en 2008.

Parallèlement à ce travail artistique, la compagnie développe une partie pédagogique importante, seule ou en partenariat avec des lieux divers : écoles, lycées, collèges, autres compagnies, théâtres...

26 septembre 2010

Dominique Braux
musicien chanteur
Une expérience musicale autodidacte et variée. Dès 1976, il travaille avec plusieurs groupes de musique traditionnelle et joue de l’accordéon diatonique et du concertina. Il étudie le piano (1984), les percussions, djembé et conga (1986), le balafon (1990). Il s’initie à la musique électro-acoustique avec l’INA-GRM en 1990, dans l’atelier de Jacques Lejeune et Christian Eloy.
Il développe une pratique musicale et pédagogique avec les objets et les matières sonores qui aboutira à un spectacle solo tout public : « Soupir d’Enjoliveur »

Il s’oriente ensuite vers un travail vocal et théâtral (stages avec le Roy Hart Théâtre et le Bataclown) et crée en solo des spectacles poétiques et musicaux :
« Ch’val dire à mon à ch’val » en 1994, « Absolument banquier » avec la complicité de Haïm Isaacs en 1997 et « Ferrailler », avec une mise en jeu et en espace d’ Isabelle Tasson en 2001.

Il fonde avec Isabelle Tasson la compagnie « Instinct Tubulaire ».
- En 1999, « Fragments d’élytres », alliant théâtre, musique, danse, poésie, objets et marionnettes.
- En 2004, « Une petite pour la marmite », spectacle jeune public.
- En 2006 ils travaillent sur un nouveau spectacle « Tous les dialogues d’amour se ressemblent».
- En mars 2008 et mars 2009, exposition « Miscellanée », poésie, musique et objets sonores.
- En 2009 il réalise la mise en scène du solo d’Isabelle Tasson « Les Pensionnaires ».
- En 2010, début des « Cohortes Improbables », rencontres artistiques improvisées avec une quinzaine d’artistes de genres différents : plasticiens, musiciens, poètes, arts du mouvement.
- En 2011, "le Cas Georges" avec Isabelle Tasson
- En 2011, "La Ville Poétique?" avec Mathilde Leroy, Emmanuel Mailly et Fabrice Charbit.

Il travaille en tant que chanteur, musicien, percussionniste dans différents spectacles : « Corners » de Haïm Isaacs (1999-2000), « Nom d’empreintes sur peaux de brume » avec la conteuse Claire Bartoli. (2000-2001), « Le secret du feu » en collaboration avec le conteur Gérard Marbehan (2007).
En 2004, il réalise la mise en scène de « Moloch », solo de Fabrice Charbit sur des textes et poèmes d’Allen Ginsberg.


Son travail s’oriente vers des formes musicales alliant gestes, voix, sonorités de matières et d’objets. Il porte une attention particulière au rapport du chœur et du soliste, à la dimension théâtrale et aux liens avec l’imaginaire.

09 septembre 2010

Poésie Tubulaire n°1

GRAS MOU CREUX

Des monstres de femmes, de l’amour, ça se bouffe ?? Bouffer du sac, courir après le halètement, l’essoufflement le dernier souffle, cracher, mordre, glousser, ça se dévore par quel bout l’Amour ?

Homme de son souffle à tuyau pot, de chambre qui grince animal grogne en chant des profondeurs qui émerge de son coffre à mots, balafon qui caresse la relation des corps en mouvements énergiques.

Frappe son corps de sacs-épouvantail percussif à toucher de questions sur l’abandon de la volonté au détour d’un gras mou creux au fond qu’y a-t-il en moi qui résonne si fort sous ces mains ?



HAMBOURG

Hambourg
Bourg de l'âme
Temps lama bourre
Tant bout la mâche

Hachis
Chie
Chine
Haschischin
In
Inhale machinal
Ave

Tambour de l’âme machinale
Mâche Inhale



BOURRÉE

Pas de sens de pense de sa danse
Pas de sens de
Pas de pense pas ça sent ça sent ça sent
Pas de sens de pense de
Danse pas de sens de pas de pense pas

Ça sent ça ça sent ça
Pas de sens de pense de
Ça danse pas de sens de pas de pense

Ça sent ça ça sent ça
Pas de sens de pense de
Ça danse pas de sens de pas de pense

08 septembre 2010

Les Pensionnaires

Création des marionnettes et interprétation :
Isabelle Tasson
Mise en scène : Dominique Braux
Création lumière : Emmanuel Wetischek
Spectacle tout public à partir de 8 ans

Durée : 55 minutes

Quatre extraits du spectacle :







Programmation à venir
- "MJC Jacques Prévert", à Dieppe (76200) du 15 au 20 novembre 2010






Les Cohortes Improbables
Rencontres artistiques improvisées
Des artistes venant de genres différents: musique, poésie, arts du mouvement, plasticiens, prennent le risque de l'improvisation devant vous.
Solos, duos, trios, les formes se développent au gré du déroulement de la soirée, imprévisibles et surprenantes.
Plus d'infos sur http://les-cohortes-improbables.fr/ : liens vers les participants, photos des précédentes soirées."
_________________
Prochaine soirée:
- 15 octobre 2010 à 20 heures au Centre Léo Lagrange d'Amiens, 12 place Vogel

07 septembre 2010

Les Pensionnaires: Présentation
Genre :Spectacle poético-loufoque sur le fil.

Technique :Marionnettes sur corps, sur table, portées et jeu d’acteur.

Descriptif :
L’hôtesse d’une étrange pension, Dame Tess, évolue dans un quotidien décalé où hallucinations, rêveries et boulot se côtoient sans que l’on sache bien par lequel elle est entrée.

Son univers : une pension / hôtel (c’est écrit, on ne peut se tromper).
Ses pensionnaires : des êtres particuliers tout en matières accumulées (bas, thé, sacs ...).
Ses passions : le flamenco, la danse, la corrida (surtout pour dompter sa propre table).
Son problème : le boulot et cette voix qui scande sans arrêt des numéros de chambres.
Son rêve : partir en vacances avec le pensionnaire de la 4.

Un spectacle où la poésie côtoie le loufoque, où le sens en rien ne prime mais quand bien même permet de rester sur le fil...

Chambre 12
...ça se dévore par quel bout l’amour ?
Un couple de « bouffecartons » se retrouve, se découvre, se chahute, se mord et se déguste au sein d’une sculpture-structure tout en carton.

Une naissance – Une pause arrosée – Une lettre très attendue.

Chambre 4
Dame Tess se pare s’apprête et se strip tease (très dignement) pour une danse avec Mr Tea qui la fait tant rêver.

Chambre 10 !
Une valise mise à sac. Partout, autour, dessous, dessus du sac ! Elle délire dérive....Vacances..... ..Boulot !
La propriétaire entre en scène.

PS : Le bébé semé dans l’histoire trouvera-t-il une valise pour continuer sa route ?